Economie - Internationale
 
Avec la participation d’une forte délégation malienne au séminaire d’information et de sensibilisation, à Abidjan La CCR-UEMOA outille les r
 
 
 
 
27 vue(s) | 13/09/2022
 
Réunis à Abidjanà l’initiative de la CCR-UEMOA et du PNUD, les représentants du secteur privé des huit Etats de l’UEMOA ont eu à plancher, du 6 au 8 septembre 2022 dans un hôtel du Plateau, sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), officiellement entrée en vigueurle 30 mai 2019. La délégation malienne à cette rencontre était composée du Négociateur en chef pour le Mali de la ZLECAf, Boubacar Ballo, des secrétaires généraux de la CCIM et de l’APCAM, Cheick Oumar Camara et Issa Togo, du Point focal de la ZLECAf au niveau de la CCIM, Hamadou Traoré, de votre fidèle serviteur, Directeur de la Communication de la CCIM, et des opératrices économiques évoluant dans l’agro-business et dans la mode, à savoir Diallo Oumou Sissoko de Mam Cocktail, Aïssata Diakité, PDG de Zabaan Holding et Raki Thiam, promotrice de Leydii.
 
 
 
Il s’agit là de l’une des toutes premières rencontres au niveau régional à laquelle le Mali prenait part, après la levée, le 3 juillet 2022, des sanctions illégales, illégitimes et inhumaines que la CEDEAO et l’UEMOA avaient prises contre notre pays. C’est dire alors combien la délégation malienne était attendue par les autres participants, issus tous des organisations membres de la CCR-UEMOA, présents à ce séminaire d’information et de sensibilisation sur la ZLECAf. Il est à noter que la cérémonie d’ouverture dudit séminaire était placée sous la présidencedu ministre ivoirien du Commerce et de l’Industrie, chargé des PME, Souleymane Diarrassouba qui s’était fait représenter par le Directeur adjoint de son cabinet, Albert Kouatelay. Ladite cérémonie avait également enregistré la présence, entre autres, du président de la Chambre consulaire régionale de l’UEMOA (CCR-UEMOA), Daouda Coulibaly, du président de la Chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire, Faman Touré, de la représentante du Secrétaire général de la ZLECAf, Mme Gnassingbe-Essonam Cynthia Essognim, et de Becaye Diarra, Economiste principal au Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).
Ainsi, durant trois jours, la centaine de participants a eu droit à des exposés portant, entre autres, sur l’« Accord de création de la ZLECAf : Etat de mise en œuvre et enjeux », l’« Etat de mise en œuvre de l’Accord de la ZLECAf : enjeux, opportunités et difficultés du secteur privé ouest africain en relation avec l’entrée en vigueur de la ZLECAf » ; « la ZLECAf : opportunités et défis pour les PMEs » ; « l’initiative de la CCR-UEMOA pour accompagner le secteur privé ouest africain dans la mise en œuvre de la ZLECAf » ; « Mesures prises par la Commission de l’UEMOA pour accroître le commerce intra sous régional ». La liste n’est pas exhaustive.
28,184 milliards FCFA à rechercher pour la mise en œuvre du Plan d’actions
Dans le cadre de la contribution de l’UEMOA à la mise en œuvre de la ZLECAf, un Plan d’actions, sur la période 2022-2026, a été élaboré. Son coût global est de l’ordre de 28,184 milliards FCFA à rechercher auprès des partenaires et des Etats membres.
La dernière journée du séminaire a été consacrée à la formation des directeurs de communication des organisations membres de la CCR-UEMOA et des Points focaux ZLECAf auprès des Chambres de commerce sur le réseautage et la stratégie de mutualisation, de partages et de diffusion d’informations sur le secteur privé de l’UEMOA.
A l’issue des débats et des échanges d’expériences, les participants ont été unanimes à noterque la ZLECAf est véritablement unoutil de développement/ Lequel offre un cadre propice à l’approfondissement de l’intégration socioéconomique et de la coopération pour stimuler le commerce, l’investissement et la mobilité des personnes. L’un de ses objectifs étant de favoriser l’industrialisation du continent et le développement d’un secteur des services dynamique.
D’autre part, tous reconnaissent également que la mise en œuvre de la ZLECAf va exiger des défis énormes à relever. Surtout quand l’on sait que les pays ne sont pas au même niveau de développement. D’où cette appréhension chez certains, tendant à penser que les pays les moins développés au sein de la ZLECAF ne pourront pas arriver à tirer leur épingle du jeu face à des géants, tels le Nigeria, l’Afrique du Sud ou le Maroc. Pays dans lesquels le secteur industriel notamment est beaucoup plus développé.
En tout cas, le train est désormais en marche. Il importe donc pour chaque Etat de notre espace communautaire de se préparerà y prendre toute sa place. De même qu’il va falloir informer le plus largement possible l’ensemble des acteurs du secteur privé sur les opportunités et défis, mais aussi sur les difficultés inévitables que la mise en œuvre de la ZLECAf va engendrer dans un premier temps. Au niveau du Mali, cela passe par la mise en place d’un Comité National ZLECAf pour prendre en charge l’ensemble des préoccupations. Cela est, d’ailleurs, l’une des recommandations de la 31ème session ordinaire du Sommet des chefs d’Etat de l’Union Africaine.
Rappelons que la ZLECAf, qui est une initiative de l’Union Africaine, vise à créer un marché unique pour les marchandises, les services et la circulation des personnes afin d’approfondir l’intégration économique du continent africain et conformément à la vision panafricaine d’une « Afrique intégrée, prospère et pacifique ». Notons qu’à ce jour, la ZLECAf, dont le siège est à Accra, compte 54 pays signataires et 43 Etats parties qui ont déposé leurs instruments de ratification. Au nombre de ces derniers, le Mali bien évidemment.
Mamadou Fofana, Dircom/CCI.Mali
Depuis Abidjan

 
 
 
 
 
 
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